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PATRIMOINE MONDIAL PYRÉNÉES-MONT PERDU

Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel

Qu'est-ce la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel ?

La Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) réunie en 1972, a adopté La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Il s'agit du traité international le plus ratifié du monde, avec 190 Etats et 981 biens ayant une valeur universelle exceptionnelle inscrit dans la Liste du Patrimoine Mondial.

Cet instrument utile de coopération international, permette une action concrète pour préserver le patrimoine culturel y naturel qui possède une valeur universelle exceptionnelle. Grâce à cette Convention on est bien arrivé à la protection des sites en péril soumis dans des problèmes économiques.

La déclaration de Patrimoine Mondial c'est une reconnaissance à son universalité. Les sites du patrimoine mondial, sa protection et jouissance, appartiennent à tous les peuples du monde sans tenir compte du territoire sur lequel ils sont situés.

Devenir Patrimoine Mondial n'est pas la fin du chemin, tout au contraire, en reconnaissant la valeur universelle exceptionnelle d'un site, les Etats parties s'engagent à le préserver et à s'efforcer de trouver des solutions pour le protéger. Il s'agit d'un engagement permanent.

Des lieux aussi extraordinaires et divers que les Pyramides d'Egypte, la Grande Muraille Chine, Venise et sa lagune o le Parc National d'Iguaçu constituent un exemple entre le plus de 900 biens patrimoine de notre monde inscrit dans 160 pays.

L'Espagne compte 44 biens inscrits dans la Liste de Patrimoine Mondial, numéro qui le donne la troisième position.

Ces biens comprennent trois catégories, en attendent ses caractéristiques : des biens culturels, des biens naturels et des biens mixtes (il s'agit du biens qui répondent à une partie ou à l'ensemble des définitions du patrimoine culturel et naturel). Depuis la dernier Session du Comité qui a eu lieu au Royaume du Cambodge du 16 au 27 juin 2013, La Liste du patrimoine mondial comporte 981, dont 759 biens culturels, 193 naturels et 29 mixtes répartis dans 160 Etats parties.

Comment surgit la Convention du patrimoine mondial ?

L'idée de créer un mouvement international pour protéger le patrimoine est née après la Première Guerre mondiale. L'événement qui a suscité une prise de conscience internationale particulière a été la décision en 1959 de construire le barrage d'Assouan en Egypte, ce qui aurait inondé la vallée où se trouvaient les temples d'Abou Simbel . L'UNESCO a décidé de lancer une Campagne internationale et enfin les temples d'Abou Simbel et de Philae ont été démontés, déplacés et rassemblés. La campagne a coûté environ 80 millions de dollars EU, la moitié provenant de dons d'une cinquantaine de pays, ce qui a démontré l'importance d'un partage des responsabilités entre pays pour préserver les sites culturels exceptionnels. Ce succès a été suivi d'autres campagnes de sauvegarde, notamment pour sauver Venise et sa lagune (Italie) et les Ruines archéologiques de Mohenjo Daro (Pakistan) et pour restaurer l'Ensemble de Borobudur (Indonésie).
L'idée de concilier la conservation des sites culturels et celle des sites naturels vient des Etats-Unis d'Amérique. Une conférence à la Maison-Blanche à Washington, D.C., en 1965, a demandé la création d'une « Fondation du patrimoine mondial » qui stimulerait la coopération internationale afin de protéger « les lieux, les paysages et les sites historiques les plus extraordinaires pour le présent et l'avenir de toute l'humanité ». En 1968, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a formulé des propositions analogues à ses membres. Finalement, toutes les parties concernées se sont mises d'accord sur un texte unique. La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel a été adoptée par la Conférence Générale de l'UNESCO en 1972. En considérant le patrimoine sous ses aspects culturels aussi bien que naturels, la Convention nous rappelle l'interaction entre l'être humain et la nature et la nécessité fondamentale de préserver l'équilibre entre les deux.
L'Espagne compte 44 biens inscrits dans la Liste de Patrimoine Mondial, numéro qui le donne la troisième position.

 

Comment a évolué de la Convention du patrimoine mondial ?

1972
Adoption de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, un traité international unique établissant un lien entre les concepts de préservation de la nature et de conservation du patrimoine culturel, reconnaissant la façon dont l'être humain interagit avec la nature et la nécessité fondamentale de préserver l'équilibre entre les deux.

1975
La Convention du patrimoine mondial entre formellement en vigueur avec la ratification des 20 premiers États parties. La Liste du patrimoine mondial en péril est créée afin d'attirer l'attention sur des biens nécessitant une assistance internationale spéciale et prioritaire. Le Fonds du patrimoine mondial est institué pour aider des États parties à identifier, préserver et promouvoir des sites du patrimoine mondial, grâce à des contributions obligatoires ou volontaires.

1978
Le Comité du patrimoine mondial élabore des critères de sélection pour l'inscription des biens sur la Liste du patrimoine mondial et rédige des Orientations devant guider la mise en ?uvre de la Convention du patrimoine mondial, établissant, entre autres, les principes de suivi et de rapport pour les biens de la Liste. Les Îles Galapagos, en Équateur, sont le premier des 12 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

1982
L'Espagne a ratifié la Convention du Patrimoine Mondial.

1984
Les quatre premières biens espagnols ont été inscrits : Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade, Cathédrale de Burgos, Centre historique de Cordoue, Monastère et site de l'Escurial (Madrid), Oeuvre de Gaudí.

1972
377 sites ont été inscrits durant les 20 premières années de la Convention et le Centre du patrimoine mondial est institué afin de veiller à la gestion quotidienne de la Convention. Une nouvelle catégorie de sites est créée et fait de la Convention le premier instrument normatif à reconnaître et protéger les paysages culturels.

1994
Le Comité adopte la Stratégie globale pour une Liste du patrimoine mondial équilibrée, représentative et crédible, dans le but de traiter les déséquilibres de la Liste entre les différentes régions du monde, les types de monuments et les périodes représentés. La Stratégie marque l'évolution d'une vision monumentale du patrimoine vers une vision beaucoup plus orientée vers les populations, plus multifonctionnelle et plus globale du patrimoine mondial. Le document de Nara sur l''Authenticité est adopté, reconnaissant la nature spécifique des valeurs du patrimoine propres à chaque contexte culturel.

2002
A l''occasion du 30e anniversaire de la Convention, le Comité adopte la Déclaration de Budapest sur le patrimoine mondial et invite toutes les parties prenantes à soutenir la conservation du patrimoine mondial en insistant sur quatre objectifs stratégiques (les 4 « Cs ») : la Crédibilité, la Conservation, le développement des Capacités et la Communication. L''Initiative de partenariats pour la conservation, le PACTe, est lancée. Elle encourage les partenariats public-privé et met en place un cadre dans lequel une large gamme d''institutions et d''individus peut contribuer, partout dans le monde à la conservation des sites du patrimoine mondial.

2007
Le Comité du patrimoine mondial ajoute un 5e «C», pour Communautés, à ses objectifs stratégiques, soulignant l'importance des communautés dans la préservation du patrimoine mondial.

 

2012
Une année d'activités célèbre le 40e anniversaire de l'adoption de la Convention du patrimoine mondial et le 16 novembre devient le jour international du Patrimoine Mondial.